Poème 'Le Petit Palémon' de Albert SAMAIN dans 'Aux flancs du vase'

Le Petit Palémon

Albert SAMAIN
Recueil : "Aux flancs du vase"

Le petit Palémon, grand de huit ans à peine,
Maintient en vain le bouc qui résiste et l’entraîne,
Et le force à courir à travers le jardin,
Et brusquement recule et s’élance soudain.
Ils luttent corps à corps ; le bouc fougueux s’efforce ;
Mais l’enfant, qui s’arc-boute et renverse le torse,
Étreint le cou rebelle entre ses petits bras,
Se gare de la corne oblique et, pas à pas,
Rouge, serrant les dents, volontaire, indomptable,
Ramène triomphant le bouc noir à l’étable.
Et Lysidé, sa mère aux belles tresses d’or,
Assise au seuil avec un bel enfant qui dort,
Se réjouit à voir sa force et son adresse,
L’appelle et, souriante, essuie avec tendresse
Son front tout en sueur où collent ses cheveux ;
Et l’orgueil maternel illumine ses yeux.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2022 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS