Poème 'Le premier amour' de ATOS

Le premier amour

ATOS

Chaque conscience est une lettre.
La première lettre posée c’est toujours la possibilité d’un mot.
Si je te refuse la conscience je perds la suite des lettres.
Je perds mon verbe, la phrase, et je porte une histoire qui perd ses mots.
Chaque homme est une conscience.
C’est ça le premier amour.
Reconnaître en l’autre l’existence d’une conscience:
C’est ça la première lettre.
La première pierre qui soutient l’ensemble des mots.
A l’enfant que l’on croit sans conscience on impose ses choix, des croyances, un espoir.
A l’homme que l’on pense différent de soi, que l’on voit d’une hauteur qu’on croit être la sienne, on dicte ses lois.
Quelques années les séparent, quelques siècles, quelque guerre, quelque nombre, quelque mer, quelques silences. Mais l’océan est toujours le même.
Il n’y a pas de conscience universelle, pas de lois, pas de choix, pas de croyances universels.
Il n’existe que des consciences,
des hommes qui gravent des lettres,
et des enfants qui tentent d’écrire toujours le même mot.

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