Poème 'Le ris de ma maistresse est un Printemps de roses…' de Jacques GRÉVIN

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Le ris de ma maistresse est un Printemps de roses…

Jacques GRÉVIN

Le ris de ma Maistresse est un Printemps de roses,
De boutons, et d’oeillets, et sa chaste beauté
Représente à mes yeux la chaleur d’un Esté,
Alors que sur les champs sont les grappes descloses.

Elle tiendroit en soy toutes douceurs encloses,
Si un Automne, hélas ! qui est sa chasteté,
Et un Yver fascheux, qui est sa cruauté,
Ne faisoyent dans mon cueur mille métamorphoses.

Car ce cruel Amour ores, pour se vanger,
En un rocher muet fait mon cueur eschanger,
Seulement au refus d’une subtile oeillade ;

Ores fait résonner la langueur de mes sons,
Me faisant entonner mil et mille chansons,
Si je suis tant heureux qu’Olimpe me regarde.

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Commentaires

  1. Illusion matinale
    -----------

    Le square est traversé par des éléphants roses ;
    Chacun peut admirer leur étrange beauté
    Pareille à la splendeur de l’aurore en été,
    Ou de cent mille fleurs en une serre écloses.

    Les uns sont empressés, les autres se reposent ;
    J’en vois un qui savoure une tasse de thé,
    Un autre, sur un banc, lit du Gaston Couté.
    Soudain, les voici tous qui se métamorphosent

    En blé que les pigeons se mettent à manger.
    (Je ne sais si la chose est vraiment sans danger :
    L’éléphant reprenant sa taille, par mégarde,

    Pourrait incommoder le malheureux pigeon).
    Moi, dans l’espoir d’en faire un jour une chanson,
    Je reste bien discret, j’écoute et je regarde.

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Jacques GRÉVIN

Portait de Jacques GRÉVIN

Jacques Grévin, médecin, homme de théâtre et poète, né à Clermont-en-Beauvaisis en 1538, fut l’ami de Ramus, de Du Bellay et Pierre de Ronsard. Dans les dernières années de sa vie, il devint le médecin de la duchesse de Savoie, sœur de Henri II de France. C’est à sa cour qu’il est mort, en novembre 1570, à 32... [Lire la suite]

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