Poème 'Sa flame est morte et la mienne a pris vie…' de Jacques GRÉVIN

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Sa flame est morte et la mienne a pris vie…

Jacques GRÉVIN

Sa flame est morte et la mienne a pris vie,
Ainsi qu’on voit l’arbrisseau renaissant
Au pied du tronc qui s’en va périssant
Sous le ridé de l’escorce pourrie :

Il est au Ciel hors le danger d’envie,
Et je suis cy, après vous languissant,
Craignant tousjours l’envieux pâlissant,
Et le venin d’une langue ennemie.

Et d’autant plus il surpasse mon heur,
Que par sur tous est grande ma douleur,
Et mes désirs chassant si belle proye :

Mais si voulez seréner vos beaux yeux,
Vous pouvez bien me rendre autant heureux
Sans que je sois envieux de sa joye.

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Jacques GRÉVIN

Portait de Jacques GRÉVIN

Jacques Grévin, médecin, homme de théâtre et poète, né à Clermont-en-Beauvaisis en 1538, fut l’ami de Ramus, de Du Bellay et Pierre de Ronsard. Dans les dernières années de sa vie, il devint le médecin de la duchesse de Savoie, sœur de Henri II de France. C’est à sa cour qu’il est mort, en novembre 1570, à 32... [Lire la suite]

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