Poème 'Leith Brogan' de ATOS

Leith Brogan

ATOS

Folle d’effroi, la mer déjà se retirait
Derrière le trait que je venais de tracer.

J’avais gagné l’espoir de te retrouver.

Au flanc de la nuit j’ai arraché
L’écaille d’un soleil
et, dans les plis de ton écorce
j’ai trouvé la force de glisser mon trophée.

La poudre de ce jour dans me yeux se jetait.
Et sur mon rêve les cils du jour s’abandonnaient.

Je connaissais la faim
de ce qui me restait étranger.
J’avais grande soif de la couleur du ciel
et les plaies de ma peine devant moi se refermaient.
A mots couverts, j’avançais.

Rien ici n’avait le goût de ce que j’avais aimé.
Et pourtant tout me reconnaissait.

Je savais la fourche de l’Ombre
le passage des Enfances,
Le brame des silences,
L’impatience des promesses.

Dès l’aube je partais relever la sagesse du monde
et bien souvent à la cascade d’un songe,
je m’arrêtais.
Aux heures les plus chaudes
Je contemplais l’espace.
Et sur son ventre je posais une main
Pour le plaisir de le comprendre.
La nuit était immense et de son châle
Elle m’enveloppait.

A deux mains, sous un arbre,
Je m’endormais.

Le Pas - Dessin - Septembre - 2012 Astrid SHRIQUI GARAIN

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