Poème 'Les ailes noires' de ATOS

Les ailes noires

ATOS

Il est, dans l’étrange espace de l’oeil, la bouche entre ouverte au monde.
Une glaise paroi où salinent des oiseaux rois sur des femmes fougères ourlées d’écailles de marne, ruisselantes en escarpe dans l’écho froid de leurs éclats de silex.
Il est falaise d’argile en cilice d’ardoise sur le ventre des vagues .
L’océan bat la mesure à contre flancs.
Cartilage matière dans un sable mise en pierre dans la grande besace du ciel.
Griffure de nacre à la fissure des terres, lèvres pleines en noire posées sur la gorge tranchante d’une mémoire presque poussière.
Terrasse soleil sur la dalle d’un chant où croissent des ailes dentellières.
Abîmes d’écume dans un gouffre de sel, de fièvre et de sang.
Perles d’ivoire perdues à des années lumières. Rameaux du temps
Juste une chair, ouverte de blanc, qui revient se couler dans l’oeil d’un grand océan.

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