Poème 'Madame Keller' de Théodore de BANVILLE dans 'Odes funambulesques'

Madame Keller

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Odes funambulesques"

Quel air divin caressa l’amalgame
De ces lys purs qui nous chantent leur gamme ?
Plus patient que les doigts du Sommeil,
Quel blond génie avec son doigt vermeil
De cette neige a su faire une trame ?

Ses dents pourraient couper comme une lame
Les dents du tigre et de l’hippopotame,
Et son col fier à du marbre est pareil.
Quel air !

Ovide seul, dans un épithalame,
Eût pu monter son vers que rien n’entame
A la hauteur de ce corps de soleil ;
Junon, Pallas, Vénus au bel orteil,
Même Betti, le cèdent à madame
Keller.


Janvier 1846.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Théodore de BANVILLE

Portait de Théodore de BANVILLE

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto