Poème 'Mais, ô maître, que te vouer…' de Rainer Maria RILKE dans 'Sonnets à Orphée'

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Mais, ô maître, que te vouer…

Rainer Maria RILKE
Recueil : "Sonnets à Orphée"

Mais, ô maître, que te vouer, à toi
qui enseignas l’ouïe aux créatures ? —
Mon souvenir de ce jour de printemps :
un soir, en Russie — un cheval…

De là-bas, du bourg, venait l’étalon blanc,
traînant son piquet à l’entrave,
pour être seul dans la nuit sur les près ;
ah ! comme battait sa crinière bouclée

sur l’encolure, à la cadence hardie
d’un galop grossièrement contenu !
Et de son sang fougueux, quelles sources jaillies !

Celui-là, oui, sentait les étendues immenses,
Il entendait, chantait, — ton cycle de légendes
était fermé en lui.

Son image, prends-la.

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