Poème 'Maudits' de ATOS

Maudits

ATOS

Alors
Maudissons-nous!
Puisque que nous condamnons toutes les ombres!
Abjurons-nous!
Puisque nos nuits à jamais supplieront les jours!
Bannissons nous!
Puisque nous oublions la parole et la raison!
Trahissons-nous!
Puisque nos peurs enfantent nos crimes!
Devenons insectes rampants
craintifs, reptiles volants!
Qu’enfin cette larve expulse l’humain.
Devenons le néant de ces peut être
Que nous jetons face contre miroir.
Ecoeurons-nous!
Puisque l’amour est devenu si propre
Pour nos mains étrangement lisses.
Puisque notre requiem ente nos rêves,
Puisque le haut mal est devenu l’Autre.
Alors,
Maudissons-nous!
Et fuyons tout ce qu’il nous convenait de croire
Tout ce que complaisamment nous haïssions
En nombre, par millions
Au hasard de l’infortune
Par la fortune carrée
Arrachons nos mues de sel
Balançons poudres et grimoires
Jetons tous nos tranchants,
Sur le sol des échaudoires
Ôtons notre bon vouloir,
qui cachait si mal l’ignorance
De ce que nous vivions.
Et puisque nous sommes si nombreux
Alors tentons de nous espérer un peu.
Qu’avec notre force de damnés
Et l’intelligence de nos pas,
Écorchés, et transis
Aveuglés par le reflet d’un regard
Humbles et incertains
Mais libres
A notre présent,
Alors, enfin,
Nous soyons.

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