Poème 'Odile' de ATOS

Odile

ATOS

Je m’appelle Odile et j’ai cent ans…Odile
La mort m’a oubliée je crois…
Alors je vis à petits pas.
Je me demande bien pourquoi
Elle ne veut pas de moi…
Je ne l’inviterai pas,
Chez nous ça ne se fait pas.
Alors j’attends qu’elle se souvienne de moi.
Savez vous à quoi ça rime tout ça?
A quoi me servent mes souvenirs
Puisque personne n’a les mêmes que moi?

Tu es là, Odile, depuis cent ans.
Je ne peux pas te dire pourquoi tu es encore là…
Mais ce que je sais, c’est qu’avec toi
Il me passe l’envie de quitter la route.
Tu as dansé aux portes des usines,
Tu as traversé la nuit et le brouillard,
Tu as lâché tes cheveux blancs sur les barricades,
A entendre tes vies,
Tes drames, et tes espoirs,
Je sais que si tu es toujours là,
C’est que la mort a peur d’entrer chez toi.
Il y a trop de vie dans ton salon, Odile.
Trop de rire, trop de rêves pour tes enfants.
Trop de tendresse, et toute une mémoire.
Alors si la mort s’est perdue en chemin,
Ne compte pas sur moi pour lui montrer ta porte.
Parce qu’avec toi, Odile,
Même si il se fait un peu tard,
Je voyage vraiment loin,
Je comprends tout très bien.
Et je pardonne, enfin.

Je m’appelle, Odile, et j’ai cent ans
La vie est l’une des dernières amies qui me reste.
Et mon cœur bat au rythme de ses promesses.
La mort m’a oubliée je crois…
Après tout elle attendra,
Entre veux tu,…
Et dis moi un peu comment tu vas.

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