Poème 'Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde' de Joachim DU BELLAY dans 'Les antiquités de Rome'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Joachim DU BELLAY > Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde

Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde

Joachim DU BELLAY
Recueil : "Les antiquités de Rome"

Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde,
Et pouvait-on juger qu’une seule cité
Avait de sa grandeur le terme limité
Par la même rondeur de la terre et de l’onde.

Et tant fut la vertu de ce peuple féconde
En vertueux neveux, que sa postérité,
Surmontant ses aïeux en brave autorité,
Mesura le haut ciel à la terre profonde :

Afin qu’ayant rangé tout pouvoir sous sa main,
Rien ne pût être borne à l’empire romain :
Et que, si bien le temps détruit les républiques,

Le temps ne mît si bas la romaine hauteur,
Que le chef déterré aux fondements antiques,
Qui prirent nom de lui, fut découvert menteur.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Ambition d’un nouveau pont
    ---------------------------

    Ce pont veut rapprocher les deux rives du monde,
    Où sont de beaux jardins et de nobles cités ;
    Chaque lieu par sa rive étant délimité,
    Tous les moyens sont bons pour traverser les ondes.

    Des deux côtés l’on voit des provinces fécondes,
    Des habitants prenant un plaisir mérité ;
    Mais s’il faut les unir, sous quelle autorité,
    Eux qui sont séparés par cette mer profonde ?

    Poséidon peut-il prendre la chose en main ?
    Et quel est son avis sur ce nouveau chemin ?
    Voudra-t-il être élu dans une république ?

    Laissons cette question, prenons de la hauteur,
    Mettons-nous à bâtir de routes angéliques
    Pour glisser sans effort par-dessus l’Équateur.

  2. Ambition d’un nouveau pont (avec retouche)
    ---------------------------

    Ce pont veut rapprocher les deux rives du monde,
    Où sont de beaux jardins et de nobles cités ;
    Chaque lieu par sa rive étant délimité,
    Tous les moyens sont bons pour traverser les ondes.

    Des deux côtés l’on voit des provinces fécondes,
    Des habitants prenant un plaisir mérité ;
    Mais s’il faut les unir, sous quelle autorité,
    Eux qui sont séparés par cette mer profonde ?

    Poséidon peut-il prendre la chose en main ?
    Et quel est son avis sur ce nouveau chemin ?
    Voudra-t-il être élu dans une république ?

    Laissons cette question, prenons de la hauteur,
    Mettons-nous à bâtir des routes angéliques
    Pour glisser sans effort par-dessus l’Équateur.

Rédiger un commentaire

Joachim DU BELLAY

Portait de Joachim DU BELLAY

Joachim du Bellay est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou, et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l’origine de la formation de la « Pléiade », groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, « la Défense et illustration de la langue... [Lire la suite]

© 2020 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS