Poème 'Petite cascade' de Rainer Maria RILKE dans 'Quatrains Valaisans'

Petite cascade

Rainer Maria RILKE
Recueil : "Quatrains Valaisans"

Nymphe, se revêtant toujours
de ce qui la dénude,
que ton corps s’exalte pour
l’onde ronde et rude.

Sans repos tu changes d’habit,
même de chevelure ;
derrière tant de fuite, ta vie
reste présence pure.

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Commentaires

  1. Sagesse de l'ondine
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    Cette ondine sourit toujours
    Au vent qui la dénude :
    Il le fait avec tant d'amour,
    Et sans se montrer rude.

    Puis il lui propose un habit
    De claire transparence ;
    Sous la cascade au fier débit,
    Tu peux la voir qui danse.

    Rilke, pour faire son portrait,
    Prend sa plus belle plume ;
    Je viens ensuite et j'en extrais
    La savoureuse écume.

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