Poème 'Printemps' de Rainer Maria RILKE dans 'Vergers'

Printemps

Rainer Maria RILKE
Recueil : "Vergers"

Ô mélodie de la sève
qui dans les instruments
de tous ces arbres s’élève -,
accompagne le chant
de notre voix trop brève.

C’est pendant quelques mesures
seulement que nous suivons
les multiples figures
de ton long abandon,
ô abondante nature.

Quand il faudra nous taire,
d’autres continueront…
Mais à présent comment faire
pour te rendre mon
grand coeur complémentaire ?

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Vent qui chante
    ----------------

    Le grand vent qui s'élève
    A pris pour instruments
    Les vieux arbres sans sève ;
    J'accompagne son chant.

    Qui donne la mesure
    Forte que nous suivons ?
    Qui montre les figures
    Simples que nous dansons ?

    Quand il semble se taire,
    Le jardin parle et rit ;
    Ils n'ont si belle terre,
    Ces messieurs de Paris.

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS