Poème 'Quand Iris aux beaux yeux' de Vincent VOITURE

Quand Iris aux beaux yeux

Vincent VOITURE

Quand Iris aux beaux yeux,
Paroist en quelques lieux,
Il n’est coeur qui ne tremble,
C’est l’honneur de la Cour,
C’est la gloire d’Amour,
Et les Vertus ensemble.

On ne peut pas si-tost,
Bien louër comme il faut,
De la grande Duchesse
La grace et la bonté ;
Sa moindre qualité
Est celle de Princesse.

Quand des bords d’Orient,
L’Aurore en sousriant,
Sa lumiere r’appelle,
Elle n’esgale pas,
Avec tous ses appas,
Ceux de Mademoiselle.

La belle Combalet
A la bouche d’oeillet,
Les yeux de vive flame ;
Le courage d’un Roy,
Et l’esprit comme moy,
Quand Apollon m’enflamme.

Le Ciel, sans changement,
En feroit aysément
Une Reyne parfaite,
Quelque jour tous les Roys,
Vivront dessous ses lois,
Dans l’Isle qu’elle a faite.

Jamais l’oeil du Soleil,
Ne vit rien de pareil,
Ni si plein de delices ;
Rien si digne d’amour,
Si ce ne fut le jour,
Que nasquit Artenice.

Quand les Dieux eurent fait,
Le chef-d’oeuvre parfait,
Que Julie on appelle,
Minerve qui la vit,
En pleura de dépit,
Et se trouva moins belle.

L’Amour armé de traits,
Avec tous ses attraits,
N’en a point qui me pique ;
Et je crains plus cent fois,
Les charmes et la voix
De la belle Angelique.

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Commentaires

  1. L'âne de Buridan que faim et soif travaillent,
    Au milieu de la cour meurt de soif et de faim.
    Parmit tant de beautés, dans leurs grisants parfums,
    En manière d'amour je ne fais rien qui vaille.

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