Poème 'Belles fleurs, dont je voy ces jardins embellis' de Vincent VOITURE

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Belles fleurs, dont je voy ces jardins embellis

Vincent VOITURE

Belles fleurs, dont je voy ces jardins embellis,
Chastes Nymphes, l’Amour et le soin de l’Aurore,
Innocentes beautez que le Soleil adore,
Dont l’éclat rend la Terre et les Cieux embellis.

Allez rendre l’hommage au beau teint de Philis,
Nommez-la vostre Reine, et confessez encore,
Qu’elle est plus éclattante et plus belle que Flore,
Lors qu’elle a plus d’oeillets, de roses, et de lis.

Quittez donc sans regret ces lieux et vos racines,
Pour voir une beauté, dont les graces divines,
Blessent les coeurs des Dieux d’inévitables coups ;

Et ne vous faschez point si vous mourez pour elle,
Aussi-bien la cruelle
Fera bientost mourir tout le monde apres vous.

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Commentaires

  1. De sonnets merveilleux est ce site embelli,
    Que les contributeurs posent à chaque aurore ;
    Sonnets et madrigaux que le public adore,
    Me disait l'autre jour ma cousine Nelly.

    Tel poème, en hommage à des temps abolis,
    Avec des mots anciens les fait survivre encore ;
    Tel autre nous fait voir le bocage et sa flore,
    À l'heure où l'horizon s'illumine ou pâlit.

    Poètes d'autrefois, vous êtes nos racines.
    Vous éclairez nos jours d'une lueur divine,
    C'est un aimable jeu que d'écrire après vous.

    Ainsi porte la Toile une trace nouvelle,
    Et les mots inspirés par la muse immortelle
    Du lecteur d'aujourd'hui satisferont le goût.

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  1. De sonnets merveilleux | Pays de poésie

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Vincent VOITURE

Portait de Vincent VOITURE

Vincent Voiture, né en 1597 à Amiens et mort le 26 mai 1648 à Paris, était un poète et prosateur français. Fils d’un marchand de vins qui suivait la cour, il fit ses études à Paris et gagna la protection de Gaston d’Orléans, frère du roi, en lui adressant une pièce de vers à l’âge de seize ans. Ce prince le nomma... [Lire la suite]

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