Poème 'Belles fleurs, dont je voy ces jardins embellis' de Vincent VOITURE

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Belles fleurs, dont je voy ces jardins embellis

Vincent VOITURE

Belles fleurs, dont je voy ces jardins embellis,
Chastes Nymphes, l’Amour et le soin de l’Aurore,
Innocentes beautez que le Soleil adore,
Dont l’éclat rend la Terre et les Cieux embellis.

Allez rendre l’hommage au beau teint de Philis,
Nommez-la vostre Reine, et confessez encore,
Qu’elle est plus éclattante et plus belle que Flore,
Lors qu’elle a plus d’oeillets, de roses, et de lis.

Quittez donc sans regret ces lieux et vos racines,
Pour voir une beauté, dont les graces divines,
Blessent les coeurs des Dieux d’inévitables coups ;

Et ne vous faschez point si vous mourez pour elle,
Aussi-bien la cruelle
Fera bientost mourir tout le monde apres vous.

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Commentaires

  1. De sonnets merveilleux est ce site embelli,
    Que les contributeurs posent à chaque aurore ;
    Sonnets et madrigaux que le public adore,
    Me disait l'autre jour ma cousine Nelly.

    Tel poème, en hommage à des temps abolis,
    Avec des mots anciens les fait survivre encore ;
    Tel autre nous fait voir le bocage et sa flore,
    À l'heure où l'horizon s'illumine ou pâlit.

    Poètes d'autrefois, vous êtes nos racines.
    Vous éclairez nos jours d'une lueur divine,
    C'est un aimable jeu que d'écrire après vous.

    Ainsi porte la Toile une trace nouvelle,
    Et les mots inspirés par la muse immortelle
    Du lecteur d'aujourd'hui satisferont le goût.

  2. j'adore son nom il est drole et a la fois perplexe il nous emporte dans un monde merveilleux avec ses poèmes travaille ☺☻♥

  3. Trois fleurs-grenouilles
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    De surprenantes fleurs le marais s’embellit,
    Que j’entends coasser et chanter dans l’aurore ;
    Le troll en est charmé, l’ondine les adore,
    Pour reines de ces eaux le peuple les élit.

    Apollon les planta dans des temps abolis,
    Et du haut de son ciel il les contemple encore ;
    Elles sont à nos yeux les joyaux de la flore,
    Le noble nénuphar devant elles pâlit.

    personne n’a compris jusqu’où vont leurs racines,
    Un mystère de plus, ce sont des fleurs divines
    Ayant séduit le coeur des sages et des fous.

    Linné catalogua cette espèce nouvelle,
    J’en vois la description dans son oeuvre immortelle ;
    Je n’en suis pas surpris, car cet homme sait tout.

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