Poème 'Seconde d’air' de ATOS

Seconde d’air

ATOS

Seize secondes un peu après midi,
à l’écart des restes du monde
l’été s’est planté dans la terre,
ça sent la défroque de l’ennui.
Midi trempe chemise
la main sur la margelle d’un puits
On voit déjà neiger dehors
par le regard de la vie.
Bien fée d’un fait – Vite,
me fait , la fée !
Il pleut, comme elle,
peu. trop vite,
trop fort, temps pis, soit peu.
ça tremble en pas de deux.
Le mitard est au trimard
Rose Belle est sage sentinelle
au manoir des anges malheureux
son cœur n’est pas en fait,
il écarte les ailes d’un pavillon bleu,
Rose Belle murmure à mon bruit la musique d’un sommeil
qui bourdonne comme une abeille au tympan de mes nuits.
Rose Belle offre des perles et de la nacre aux jours bénis.
Avale vite fait- me dit la fée !
Rose Belle infirme mes souhaits et traîne sa dégaine
dans la gamelle d’effets d’aucun autre mieux.
Trente six heures, à l’angle de minuit
dans les restes d’autre vie
le sable retourne à la terre et sans aucun lieu.
Rose Belle te l’a bien dit :
t’en reviendras peut être jamais – fini.

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