Poème 'Sonnet sur la moisson d’un lieu proche de Paris' de Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT

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Sonnet sur la moisson d’un lieu proche de Paris

Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT

Plaisirs d’un noble ami qui sait chérir ma veine,
Mélanges gracieux de prés et de guérets,
Rustique amphithéâtre où de sombres forêts
S’élèvent chef sur chef pour voir couler la Seine.

Délices de la vue, aimable et riche plaine !
On s’en va mettre à bas les trésors de Cérès,
Que l’on voit ondoyer comme un vaste marets
Quand il est agité d’une légère haleine.

L’or tombe sous le fer ; déjà les moissonneurs,
Dépouillant les sillons de leurs jaunes honneurs,
La désolation rendent et gaie et belle.

L’utile cruauté travaille au bien de tous,
Et notre oeil satisfait semble dire à Cybèle :
Plus le ravage est grand, plus je le trouve doux.

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Commentaires

  1. Ancre d'or, livre d'argent
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    L'ancre d'or est posée sur une verte plaine,
    Et le livre d'argent est jeté là, tout près ;
    On y lit le destin des nains de la forêt,
    Ainsi que la chanson des ondines de Seine.

    Je reste à bouquiner, sans fatigue et sans peine,
    On m'apporte du vin que j'avale d'un trait ;
    Au livre sont aussi quelques jolis portraits
    De dames de la cour et de charmantes reines.

    Auprès de la plus noble est placé un sonneur
    De biniou qu'accompagne (et ce lui est honneur)
    Une harpiste fine, avenante et fort belle.

    Mais la plus belle image aussi, le savez-vous,
    Est la contribution d'un illustrateur fou
    Qui de gueules et d'or montre une fleur nouvelle.

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Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT

Portait de Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT

Marc-Antoine Girard, sieur de Saint-Amant, né à Grand-Quevilly le 30 septembre 1594 et mort à Paris le 29 décembre 1661, est un poète libertin français. Fils d’un officier de marine, issu d’une famille de marchands protestants, Saint Amant, qui commanda pendant vingt-deux ans une escadre anglaise, n’apprit pas les langues... [Lire la suite]

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