Poème 'Thalestris' de Théodore de BANVILLE dans 'Les princesses'

Thalestris

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Les princesses"

Il en resta néanmoins dans la Cappadoce une espèce de rejeton qui conserva les mœurs et les sentiments des premières.

L’Abbé Guyon, Histoire des Amazones.

Les Amazones sur leurs casques aux clous d’or
Ont une hydre de fer ouvrant sa gueule atroce,
Ou quelque mufle noir de tigre ou de molosse,
Ou parfois un vautour au fulgurant essor.

Mais serrant son bel arc géant, comme un trésor,
Sur son sein de guerrière indocile et féroce,
La grande Thalestris, qui règne en Cappadoce,
Pour les combats sacrés se pare mieux encor.

Épars et dénoués sur sa riche cuirasse,
Ses cheveux, que le vent furieux embarrasse,
Débordent au hasard de leur flot souverain

Son cou, fort et superbe entre ceux qu’on renomme,
Et son casque hideux, sur l’invincible airain,
Pour exciter l’horreur porte un visage d’homme.

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Théodore de BANVILLE

Portait de Théodore de BANVILLE

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

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