Poème 'Vertu des lucioles' de Aimé CÉSAIRE dans 'Comme un malentendu de salut…'

Vertu des lucioles

Aimé CÉSAIRE
Recueil : "Comme un malentendu de salut…"

Ne pas désespérer des lucioles
je reconnais là la vertu.
les attendre les poursuivre
les guetter encore.
le rêve n’est pas de les fixer flambeaux
ni qu’elles se répondent en des lumières non froides
je suis d’ailleurs sûr que la reconversion se fait
quelque part pour tous ceux
qui n’ont jamais accepté cette stupeur de l’air

la communication par hoquets d’essentiel
j’apprécie qu’elle se fasse à tâtons
et par paroxysme
au lieu de quoi elle sombrerait inévitablement
dans l’inepte bavardage de l’ambiant marécage

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Commentaires

  1. A vous je partage se poème

    REGRET

    L’amoral domptant se millénaire,
    Amoindrissant de grand l’espérance
    Jadis fondue cristal :
    Et de dénuées prestances labeurs
    Et d’illuminées misère.

    Si vous détruisez
    Le leitmotiv, que lui créditeriez
    Vous ; bel faîte devant l’Eternel ?

    « Esprit comme quatre S’éclipsant
    Ne substituant de tout part
    L’Abomination aux conditions.
    Ne va la vie, mesure que mercure ! »

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Aimé CÉSAIRE

Portait de Aimé CÉSAIRE

Aimé Fernand David Césaire, est un poète et homme politique français de Martinique, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France. Il est l’un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu. Aimé Césaire faisait partie, d’une famille de sept... [Lire la suite]

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