Poème 'À Charles Baudelaire' de Théodore de BANVILLE dans 'Les stalactites'

À Charles Baudelaire

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Les stalactites"

A eux la faute, pourquoi tant d’orgueil ?
Stendhal.

O poëte, il le faut, honorons la Matière ;
Mais ne l’honorons point d’une amitié grossière,
Et gardons d’offenser, pour des plaisirs trop courts,
L’Amour, qui se souvient, et se venge toujours.
Notre âme est trop souvent comme cette Bacchante
Que, dans une attitude aimable et provocante,
Le Satyre caresse et retient dans ses bras,
Rouge de ses désirs et de son embarras,
La tête renversée et les lèvres mi-closes, -
Et que l’enfant Amour châtie avec des roses.

Mars 1845.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Dizain pour Banville
    ----------------------------

    D'un dizain trouvant la matière,
    Tu la pris fine, et non grossière ;
    Tu en forgeas un texte court
    Et bien construit, comme toujours.
    Inspiré par une Bacchante
    Dont la lyre fut provocante,
    Sur elle affermissant tes bras,
    Tu n'éprouvas nul embarras :
    Tenant tes paupières mi-closes,
    Tu contemplas sa bouche rose.

Rédiger un commentaire

Théodore de BANVILLE

Portait de Théodore de BANVILLE

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto