Poème 'Ballade de la joyeuse chanson du cor' de Théodore de BANVILLE dans 'Trente-six ballades joyeuses'

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Ballade de la joyeuse chanson du cor

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Trente-six ballades joyeuses"

Ainsi qu’un orage tonnant
A la voix des magiciens,
Le cor éveille, en résonnant
Sur les coteaux aériens,
Le choeur des vents musiciens.
Sonnez, piqueurs galonnés d’or!
Parmi les aboiements des chiens
Qu’il est joyeux le son du cor!

Dans le clair matin rayonnant,
Plus d’ennuis et plus de liens
Au bois sauvage et frissonnant
Qui n’a que des loups pour gardiens!
Éclatez, cris olympiens,
Encor! Encor! Encor! Encor!
O chasseurs, francs bohémiens,
Qu’il est joyeux le chant du cor!

Le soleil embrase, en tournant,
Les gorges de ces monts anciens,
Et l’on croit y voir maintenant
Briller cent rubis indiens.
O sanglier géant, tu viens
Tomber dans ce riche décor:
Hurrah! bons chiens patriciens!
Qu’il est joyeux le chant du cor!

Envoi.

Prince, les beaux tragédiens
Que ces chiens au rapide essor,
Et dans les vents éoliens
Qu’il est joyeux le chant du cor!

Octobre 1869.

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Commentaires

  1. Azur, argent et gueules
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    Un hibou que le soleil dore
    Vole dans le grand ciel d'azur ;
    Il suit sa voie, d'un regard sûr,
    Dans le beau pays tricolore.

    L'oie danse, et le cerf, plus encore,
    Dans le paysage d'argent ;
    Ces animaux, quels braves gens,
    Peuple du pays tricolore.

    De gueules, la mer que décore
    La nef d'argent des fiers pêcheurs ;
    Leur filet s'emplit de bonheur,
    Marins du pays tricolore.

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