Poème 'Banquises' de ATOS

Banquises

ATOS

Obscur , à pas légers,
ensevelissant le réel sous les plis d’une tombe
tu sombres dans le songe.
A paumes ouvertes
tu dresses un dernier oriflamme de chair
Tu offres à ces coupelles de sable des paupières de nacre
Bientôt le givre fera accroire la folie d’un naufrage
Déserteur d’un monde miroir
fidèle bateleur de tes jours nomades
tu t’étonnes parfois d’être en vie.
Ce sang dans un ventre chaud
C’est un poeme qui accroche son cri
au berceau des banquises
et tu te sais sans mémoire
et peut être, sans nom,
mais tu te vois
tout ce qu’ailleurs on ne se rêve pas.

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