Poème 'Déclin' de Tristan CORBIERE dans 'Les Amours jaunes'

Déclin

Tristan CORBIERE
Recueil : "Les Amours jaunes"

Comme il était bien, Lui, ce Jeune plein de sève !
Âpre à la vie Ô Gué !… et si doux en son rêve.
Comme il portait sa tête ou la couchait gaîment !
Hume-vent à l’amour !… qu’il passait tristement.

Oh comme il était Rien !… – Aujourd’hui, sans rancune
Il a vu lui sourire, au retour, la Fortune ;
Lui ne sourira plus que d’autrefois ; il sait
Combien tout cela coûte et comment ça se fait.

Son cœur a pris du ventre et dit bonjour en prose.
Il est coté fort cher… ce Dieu c’est quelque chose ;
Il ne va plus les mains dans les poches tout nu…

Dans sa gloire qu’il porte en paletot funèbre,
Vous le reconnaîtrez fini, banal, célèbre…
Vous le reconnaîtrez, alors, cet inconnu.

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Tristan CORBIERE

Portait de Tristan CORBIERE

Édouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né le 18 juillet 1845 au manoir de Coat-Congar à Morlaix (Finistère) et mort le 1er mars 1875 à Morlaix, est un poète français. Il est né de l’union d’Édouard Corbière et d’Angélique Aspasie Puyo que 33 ans séparent : à sa naissance, son père est âgé de... [Lire la suite]

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