Poème 'À la mémoire de Zulma vierge folle hors barrière et d’un Louis' de Tristan CORBIERE dans 'Les Amours jaunes'

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À la mémoire de Zulma vierge folle hors barrière et d’un Louis

Tristan CORBIERE
Recueil : "Les Amours jaunes"

Bougival, 8 mai.

Elle était riche de vingt ans,
Moi j’étais jeune de vingt francs,
Et nous fîmes bourse commune,
Placée, à fonds perdu, dans une
Infidèle nuit de printemps…

La lune a fait [un] trou dedans,
Rond comme un écu de cinq francs,
Par où passa notre fortune :
Vingt ans ! vingt francs !… et puis la lune !

– En monnaie – hélas – les vingt francs !
En monnaie aussi les vingt ans !
Toujours de trous en trous de lune,
Et de bourse en bourse commune…
– C’est à peu près même fortune !

– Je la trouvai – bien des printemps,
Bien des vingt ans, bien des vingt francs,
Bien des trous et bien de la lune
Après – Toujours vierge et vingt ans,
Et… colonelle à la Commune !

– Puis après : la chasse aux passants,
Aux vingt sols, et plus aux vingt francs…
Puis après : la fosse commune,
Nuit gratuite sans trou de lune.

Saint-Cloud. – Novembre.

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Commentaires

  1. Quelle beauté ce poème, c'est une ode à l'amour, la liberté. La commune n'est pas morte!

  2. Forteresse de Tashkent
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    La ville est défendue par quatorze barrières
    Où quatorze guetteurs scrutent les horizons ;
    L’ennemi ne se montre en aucune saison,
    L’officier trouve ça mauvais pour sa carrière.

    Le sultan dans sa tour garde une prisonnière,
    Je ne sais depuis quand, ni pour quelle raison ;
    Il devrait bien plutôt l’avoir en sa maison,
    Cette dame y serait un rayon de lumière.

    Qui pourra délivrer cette sombre beauté ?
    Comment briser ce piège à quatorze côtés ?
    Personne ne s’y risque, et moi,je le déplore.

    Sultan, comment fais-tu pour trouver le sommeil ?
    Comment digères-tu les plats que tu dévores ?
    La prisonnière attend de revoir le soleil.

  3. Forteresse de Tachkent ...... retouche
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    La ville est défendue par quatorze barrières
    Où quatorze guetteurs scrutent les horizons ;
    L’ennemi ne se montre en aucune saison,
    L’officier trouve ça mauvais pour sa carrière.

    Le sultan dans sa tour garde une prisonnière,
    Je ne sais depuis quand, ni pour quelle raison ;
    Il devrait bien plutôt l’avoir en sa maison,
    Cette dame y serait un rayon de lumière.

    Qui pourra délivrer cette sombre beauté ?
    Comment briser ce piège à quatorze côtés ?
    Personne ne s’y risque, et moi,je le déplore.

    Sultan, comment fais-tu pour trouver le sommeil ?
    Comment digères-tu les plats que tu dévores ?
    La prisonnière attend de revoir le soleil.

  4. * * *
    ----

    Sultan sans merci,
    La princesse aura ta peau,
    Tes jours sont comptés.

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