Poème 'Durant l’esté, par le vergier grillé' de Jean-Antoine de BAÏF dans 'Amours de Méline'

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Durant l’esté, par le vergier grillé

Jean-Antoine de BAÏF
Recueil : "Amours de Méline"

Durant l’esté, par le vergier grillé,
Les tendres fleurs sous la nuit blandissante
Vont redressant leur tresse fanissante,
Qui ja pleuroyt son honneur depouillé.

D’amour ainsi mon esprit travaillé,
Qui ja quittoyt ma vie languissante,
Reprit vigueur par la force puissante
Du restaurant qu’ores tu m’as baillé.

Doux restaurant, dousucrée ambrosie,
Qui ne doyt rien a celle qui es cieux
Des immortelz la bouche resazie,

Plus doux manger ne gouttent, non les dieux :
Si ce repas me sustente la vie,
Je ne seray sus le leur envieux.

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Commentaires

  1. Prendre un café au comptoir
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    Le tavernier s’agite avec vigueur,
    Du monde est là, les commandes font rage ;
    Un tel métier requiert un vrai courage,
    Point ne suffit d’être un joyeux blagueur.

    La tavernière a des propos charmeurs,
    On la dirait d’Aphrodite l’image ;
    Je suis séduit par son gentil ramage
    Par sa finesse et par sa bonne humeur.

    Les clients sont des chercheurs de lumière,
    Comme on en voit dans un verre de bière ;
    Ici, l’on boit ce qu’on trouve de mieux

    Grande folie ont leurs têtes chenues,
    Avec un grain de sagesse ténue ;
    Jeunes rêveurs et braves petits vieux.

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