Poème 'Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame' de Jean-Antoine de BAÏF dans 'Amours de Méline'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Jean-Antoine de BAÏF > Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame

Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame

Jean-Antoine de BAÏF
Recueil : "Amours de Méline"

Ces yeux ces yeux, doux larrons de mon ame,
M’ont eblouy de leur belle splendeur,
Astres fataux qui de malheur ou d’heur
Me vont comblant au plaisir de madame.

Au cueur d’hiver un printemps l’air embame
Ou que tournez ilz fichent leur ardeur,
Et quelque part qu’ilz baissent leur grandeur
Fleurit un pré mieux odorant que bame.

Les chastes feuz de ces freres jumeaux
Me retirant du naufrage des eaux
Par leur clarté de sauveté m’asseurent :

En leur saint feu mon vivre est allumé,
Mon vivre, las, qui sera consumé,
Quand leur destin arrestera qu’ilz meurent.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Je fais actuellement une anthologie. Je hais les anthologie :(

  2. Lycanthropes
    ----------------

    Le vil serpent, troublant Ève en son âme,
    Nous fit quitter le jardin de splendeur ;
    Car redoutable était ce séducteur,
    Il fut premier à lui dire « Madame ».

    Un autre monde est gardé de sa flamme ;
    Aucune dame, et deux mâles seigneurs,
    Rien ne leur fait l’animal engeigneur,
    Ces deux messieurs n’encourront aucun blâme.

    Je les ai vus, lavant leurs corps jumeaux
    Dans leur Eden, car douces sont les eaux
    Qui vont baignant cette retraite sûre.

    Quand vient la nuit, un feu est allumé,
    Bien éclairant, lent à se consumer ;
    Et le serpent dort sur des pierres dures.

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS