Poème 'Quiconque fit d’Amour la pourtraiture' de Jean-Antoine de BAÏF dans 'Amours de Méline'

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Quiconque fit d’Amour la pourtraiture

Jean-Antoine de BAÏF
Recueil : "Amours de Méline"

Quiconque fit d’Amour la pourtraiture,
De cet Enfant le patron ou prit il,
Sur qui tant bien il guida son outil
Pour en tirer au vray ceste peinture ?

Certe il sçavoyt l’effet de sa pointure,
Le garnissant d’un arc non inutil :
Bandant ses yeulx de son pinceau subtil,
Il demonstroit nostre aveugle nature.

Tel qu’en ton coeur, ô peintre, tu l’avoys,
Tel qu’il te fut, tel que tu le sçavoys,
Telle tu as peinte au vif son image.

A ton amour du tout semble le mien,
Fors que volage et leger fut le tien,
Le mien pesant a perdu son plumage.

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Jean-Antoine de BAÏF

Portait de Jean-Antoine de BAÏF

Jean-Antoine de Baïf, né à Venise le 19 février 1532, de mère inconnue, et mort à Paris le 19 septembre 1589, est un poète français. Fils de Lazare de Baïf, Jean-Antoine de Baïf, ami de Pierre de Ronsard et membre de la Pléiade, se distingue comme le principal artisan de l’introduction, en France, d’une... [Lire la suite]

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