Poème 'Quiconque fit d’Amour la pourtraiture' de Jean-Antoine de BAÏF dans 'Amours de Méline'

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Quiconque fit d’Amour la pourtraiture

Jean-Antoine de BAÏF
Recueil : "Amours de Méline"

Quiconque fit d’Amour la pourtraiture,
De cet Enfant le patron ou prit il,
Sur qui tant bien il guida son outil
Pour en tirer au vray ceste peinture ?

Certe il sçavoyt l’effet de sa pointure,
Le garnissant d’un arc non inutil :
Bandant ses yeulx de son pinceau subtil,
Il demonstroit nostre aveugle nature.

Tel qu’en ton coeur, ô peintre, tu l’avoys,
Tel qu’il te fut, tel que tu le sçavoys,
Telle tu as peinte au vif son image.

A ton amour du tout semble le mien,
Fors que volage et leger fut le tien,
Le mien pesant a perdu son plumage.

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Commentaires

  1. * * *
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    Soeur d'Amour est Forfaiture,
    C'est ainsi dans la nature ;
    Je suis cocu, je pardonne,
    Le reste est littérature.

  2. * * *
    ----

    Baîf et Ronsard vont à l'aventure...

  3. Délire d’architecte
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    Par cette bizarre structure,
    As-tu voulu nous divertir ?
    Sa vue fait en nous retentir
    Un vacarme de conjectures.

    Tous les goûts sont dans la nature,
    À cela je dois consentir ;
    Sauf que ton oeuvre, sans mentir,
    Est de trop étrange facture.

    Mon avis n’est pas d’un grand poids,
    Mais te le transmettre je dois ;
    Par ce moyen je me rassure.

    Tu aimes ce que tu produis
    Car ta sagesse t’y conduit ;
    Tu n’as pas commis d’imposture.

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