Poème 'Et mille nez, lits… gants' de Claudel

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Et mille nez, lits… gants

Claudel

Holà ! Comme la vie a passé vite !
Mon nez est un jardinet de long poil.
Holà ! Comme la vie a passé vite !
M’en vais-je vers ce lieu triste et final
Pour l’ancrage de ma vie et ma bitte ?

Ne jugez point l’esprit de ce poème,
C’est ma pensée gisante sur mon lit.
Ne portez point le poids de ce poème,
Je suis un poète maudit ; ci-gît !
Là-haut, apportez-moi un chrysanthème.

Je mets des gants blancs pour l’infinité,
Vivez, car la vie ne tient qu’à un fil !
Je mets des gants blancs pour l’éternité.
Mon esprit : où est-il ? Où erre-t-il ?
Il est dans les muses de la cité.

Holà ! Comme la vie a passé vite !
Mon nez est un jardinet de long poil.
Holà ! Comme la vie a passé vite !
M’en vais-je vers ce lieu triste et final ?
Là où l’on s’ennuie, là où l’on se quitte !…

Ceci n’est pas une satire, mais un éloge sincère du poète
Émile Nelligan dont j’ai beaucoup d’admiration.
Inspiré de son poème (Soir d’hiver)

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / octobre 2020

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