Poème 'Ma Sibérie' de Claudel

Ma Sibérie

Claudel

Le boisé assis sur ses racines gelées
Sourit au printemps qui brette* et tarde à venir.
Ses coulées défraîchies aux pistes morcelées
Trahissent la faune résolue à dormir.

Marchant dans un sentier de neige fraîche et folle,
Je souris à la vie dans mon Québec tout blanc.
À l’hiver froid qui me souffle, je batifole
Sifflant au vent du nord glacé et insolent.

Devant moi, sur une branche cassée, à l’aise,
Une mésange me chante son chant joyeux
Perçant ce vent fret* de mon beau pays neigeux.

Sa beauté m’éblouit, son harmonie m’apaise.
Tiens, l’oiseau s’envole ; le silence revient.
Ah, mon âme chavire et mon cœur se souvient* !

* Brette (québécois et familier) verbe bretter – prendre son temps
* Fret (québécois et familier) froid
* « Je me souviens » est la devise du Québec

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / septembre 2021

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