Poème 'Garibaldi' de ATOS

Garibaldi

ATOS

Passe Nogent, Passe mairie, ferraille contre la nuit.
Les puces aux pucelles et l’amer en Marie,
Passe Nogent, Réverbère au parvis
Pas vu Paris, les mains en crédit,
et le regard au mépris

Nogent sommeille au cul de Garibaldi.
C’est un coup de sacre au culot de la vie
Une porte se cadre sur un mot d’entre choc
Deux yeux sur un ventre me sourient.
Une main dégonde des lèvres qui se craquent
la viande baille à ses entrailles

ça sent la ronde, l’épice, et le bock
les dents d’un turc et les manchettes d’un grec
Comores, Bosphore, nouveau Delhi
Sycomores, phospore, ambre lambris
ça se promène, ça se traîne, ça se hèle,
ça crêpe et ça se palme musette
ça infecte les semelles du ciel

Passent nos gens, passe quelque Marie
ça se déhanche juste à travers nuit.
Billet change, billet tremble,
une tête à la déballe des choux.
Passe Nogent, une passe au prix du génie

impasse dans ta gueule, Garibaldi !
Cent balles l’impasse, ça t’écaille le vernis
Passe Nogent, l’amer nourrit le corsage de Marie.
La piétaille râcle la vermine au front de son ennui.
Marie redescend lourde et en corps,
- c’est pas fini.
Passe Nogent, belvédère de la nuit, vue sur Paris,
et son regard en mépris.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2020 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS