Poème 'Je vous envoye un bouquet que ma main' de Pierre de RONSARD dans 'Second livre des Amours'

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Je vous envoye un bouquet que ma main

Pierre de RONSARD
Recueil : "Second livre des Amours"

Je vous envoye un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies,
Qui ne les eust à ce vespre cuillies,
Cheutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
En peu de tems cherront toutes flétries,
Et comme fleurs, periront tout soudain.

Le tems s’en va, le tems s’en va, ma Dame,
Las ! le tems non, mais nous nous en allons,
Et tost serons estendus sous la lame :

Et des amours desquelles nous parlons,
Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle :
Pour-ce aimés moy, ce-pendant qu’estes belle.

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Commentaires

  1. Sagesse de Ronsard
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    Plus que les fleurs, quelques mots de ta main
    Font ton amante assurément ravie :
    Car les fleurs n'ont qu'un bref moment de vie
    Et tes écrits, les vastes lendemains.

    Ronsard, devant ce triomphe certain,
    Tu sais garder ta douce modestie ;
    Jamais ta foi n'avance travestie,
    Ni ne s'abrite en de grands mots latins,

    Mais en chansons qui font rêver les dames,
    En madrigaux qui attisent leur flamme,
    Sans nul besoin de les faire trop longs.

    À celle qui te semble la plus belle,
    Tu lui écris quelques strophes nouvelles
    Que tu lui lis dans un ombreux vallon.

  2. sagesse de louis racine...

  3. La main de Piaf-Tonnerre
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    De Piaf-Tonnerre est légère la main,
    Dont souvent fut une amante ravie :
    Il ne veut point s’imposer dans leur vie,
    Sache qu’il est plus subtil qu’un humain.

    Lui, dont l’esprit jadis fut incertain,
    Le voilà maître, en toute modestie ;
    En maints plaisirs est sa force investie,
    Sans qu’il n’en vienne à perdre son latin.

    Étant jadis le bouffon d’une dame,
    Il conserva toujours sa grandeur d’âme ;
    Il fit des vers ni trop courts, ni trop longs.

    Quand un cochon s’éprend d’une hirondelle,
    Chacun des deux peut se montrer fidèle ;
    En autre lieu, de cela nous parlons.

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    https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/07/26/le-cochon-et-lhirondelle/

  4. Le cochon et l’hirondelle
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    L’hirondelle appela le cochon au parloir,
    Pour qu’il eût l’occasion de déclarer sa flamme.
    Le cochon n’osait pas (timide était son âme,
    Il n’était pas du genre à se faire valoir).

    Enfin, il accepta, dans l’ivresse d’un soir
    Où le soleil couchant, dans des lueurs de drame,
    Empourprait les abords des bistrots de Paname,
    Faisant rougir la bière et saigner les miroirs.

    Le cochon s’avança pour prendre la parole,
    Et, devant ses amis (beaucoup de gens frivoles),
    Fit sa déclaration, qu’il grava sur un mur.

    Aux abords de son nid se tenait l’hirondelle.
    Une douce émotion faisait frémir ses ailes.
    Un silence survint, insondable, et très pur…

  5. Version tragique

    Sur une élève un prof lève la main,
    Autant dire qu’elle n’est pas ravie
    Puisqu’elle veut s’en prendre à la vie
    De l’agresseur sans attendre demain !

    Au son qu’a fait la gifle, il est certain
    Qu’elle était dépourvue de modestie.
    Sa cause est qu’elle était peu investie
    Dans la traduction d’un texte en latin.

    Elle rêvait, s’imaginant en Dame
    Au bras d’un Lord ayant une grande âme
    Et un beau Penny dans le pantalon.

    Le soir, le freinage de l’Hirondelle
    De l’enseignant ne lui est pas fidèle,
    Il est mort à l’heure où nous parlons.

    misquette.wordpress.com

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