Poème 'Bien que les champs, les fleuves et les lieux' de Pierre de RONSARD dans 'Premier livre des Amours'

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Bien que les champs, les fleuves et les lieux

Pierre de RONSARD
Recueil : "Premier livre des Amours"

Bien que les champs, les fleuves et les lieux,
Les monts, les bois, que j’ai laissés derrière,
Me tiennent loin de ma douce guerrière,
Astre fatal d’où s’écoule mon mieux,

Quelque Démon par le congé des Cieux,
Qui présidait à mon ardeur première,
Conduit toujours d’une aile coutumière
Sa belle image au séjour de mes yeux.

Toutes les nuits, impatient de hâte,
Entre mes bras je rembrasse et retâte
Son vain portrait en cent formes trompeur.

Mais quand il voit que content je sommeille.
Moquant mes bras il s’enfuit, et m’éveille,
Seul en mon lit, plein de honte et de peur.

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Commentaires

  1. Duo de monstres
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    C'est un monstre d'argent qui vadrouille en tous lieux,
    Gigantesque est sa tête, et très fin, son derrière.
    Il voudrait rencontrer une noble guerrière,
    Car, s'il y parvenait, il croit qu'il vivrait mieux.

    C'est un monstre de sable, errant dessous les cieux,
    Que l'on peut voir souvent marcher dans la lumière
    Du printemps, fredonnant les chansons coutumières
    Qui viennent de son coeur, qu'il offre à de beaux yeux.

    Les voici tous les deux, à leur grande surprise,
    À confronter soudain leurs quêtes incomprises :
    Chacun contemple l'autre, avec un air rêveur.

    -- Que fais-tu devant moi, monstre au pelage sombre ?
    -- J'ai bien soif. Connais-tu une terrasse à l'ombre ?
    -- Viens par là. Nous verrons si tu es fin buveur.

  2. Le Seigneur d’Alpha Pontis
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    Je règne sur cet astre, et quelques autres lieux,
    Je suis un Roi Cosmique, un Gardien des Lumières ;
    Je peux mobiliser trois cents mille guerrières,
    Aucun de mes voisins ne saurait faire mieux.

    Je ne crains point les rocs qui traversent les cieux,
    Je les jette au Trou Noir qui est gourmand de pierres ;
    Il me sourit alors en plissant ses paupières,
    Son visage est obscur, on ne voit pas ses yeux.

    La Dame du Quasar (je suis son son emprise)
    A visité souvent mon palais par surprise ;
    Bien après son départ, je reste tout rêveur.

    Mais au long des années, l’Univers devient sombre,
    Bon nombre de soleils ne sont plus que des ombres ;
    Et beaucoup de plaisirs ont perdu leur saveur.

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