Poème 'J’écoute l’hiver' de ATOS

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J’écoute l’hiver

ATOS

Jeu dit dans cette étrange absorption du langage
dîme et peine à voir un autre visage
l’eau est arrêtée,
la lumière est brouillée
la vie est asséchée
rien ne coule plus
ni eau ni temps ni larme ni parole
ils marchent grelottant
serrés en leur faux cols
vite, si loin des uns et des autres,
Leurs points ferment leurs poches.
« Ne me touche pas j’ai froid
je cours je folle je rase je frêle »
je ne peux les rapprocher
les mots rétractent fendillent ricochent
j’ai froid j’inverse
je reprise je m’averse je pioche
jeu su dans cette étrange absorption du langage
Leurs mots sont des sillons d’écume
qui gravent mon coeur sur un océan de glace
je souffle à la lumière du ciel
dedans peut être
Mon regard raye son disque de soleil.
face contre glace
le givre contraint ma main de l’arbre
comme un fol en proie à l’angoisse de la sève
Écoute l’hiver fendre mon écorce.

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