Poème 'La cavale' de ATOS

La cavale

ATOS

De la boucle d’un rond
Je porte le jour
à la clairière des cotons.

C’est midi sommeil aux yeux des abeilles.

Je voudrais un peu de tout
et puis plus rien dans le front.

Ton escalier m’entraîne
au rucher de mes bourdons.

La rue déchaîne sa raison
Et moi je traîne une lettre en prénom.

La vrille dentelle dans les mains des abeilles.

Ciel de brocart sur un lit de vison
Un nuage et quelque zeste de nylon

Au milieu d’un tas de porcelaine
Je bois de tendres et douze façons.

C’est déchausse de miel dans le cou des abeilles.

A ta bouche, d’un son
le jour se pâme sur les lèvres de Junon

J’inverse à peu près tout dans mon front

C’est minuit soleil dans le sang des abeilles.

Ma tempête défile un très joli coton.

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