Poème 'Le Café' de Théodore de BANVILLE dans 'Rondels'

Le Café

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Rondels"

Ce bon élixir, le Café
Met dans nos coeurs sa flamme noire;
Grâce à lui, fier de sa victoire,
L’esprit subtil a triomphé.

Faux Lignon que chantait d’Urfé,
Tu ne nous en fait plus accroire;
Ce bon élixir, le Café
Met dans nos coeurs sa flamme noire.

Ne faisons qu’un autodafé
Des vieux mensonges de l’Histoire;
Et mêlons, sans peur du grimoire,
A notre vieux sang réchauffé,
Ce bon élixir, le Café.

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Commentaires

  1. Dieu sonnait pour avoir son café matinal.
    Mais Gabriel survint, mains vides, triste mine.
    « Seigneur, pardonnez-moi, je viens de la cuisine,
    Pas de café, suite à un mouvement social. »

    Dieu dit à Gabriel : « Espèce d'animal,
    Les mouvements sociaux, moi, je les élimine,
    Ne suis-je le seigneur qui crée, qui extermine ?
    Soit j'aurai mon café, soit c'est le tribunal. »

    Gabriel y retourne et n'obtient nul café.
    De la cuisine il fait un grand autodafé,
    Des anges marmitons un seul petit subsiste.

    Dieu, l'ayant convoqué, lui demande pourquoi
    Vainement s'opposer à lui et à sa loi.
    « Comme suicide ici, c'est tout ce qui existe. »

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  1. Si le barde au matin | Pays de poésie

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