Poème 'Le mégot' de ATOS

Le mégot

ATOS

M’en parlez pas,
Ne dites rien du quotidien,
de cette huile qui s’essouffle à la lanterne du désastre.
Fermez la gueule aux recettes de ses jours.
Touillez sa rengaine
Noyez la dans sa soupe souterraine.

Troussez la beauté à vous en rendre bancal
Plus on boite
Mieux la parole vous frappe.

Taisez vos croûtes,
et l’humeur de vos vases,
Taisez vos dieux et vos pardons,
Taisez vos toux, et leurs vilaines inflations
ou ce sont leurs maux qui vous tueront.

Pensez à l’Idéal, à l’impossible, au sidéral,
en étonnant et au fantasque ,
Ouvrez le bec à vos départs.
Ne parlez pas du quotidien
de ses colonnes sans dôme
de ses hunes fantômes
et de ses odeurs létales
Vous y laisserez mains et genoux
à vous en faire sauter l’émail de l’âme.

Dites… écrasez le un peu,
et pour le coup rapprochons nous.

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