Poème 'Le Vin' de Théodore de BANVILLE dans 'Rondels'

Le Vin

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Rondels"

Dans la pourpre de ce vieux Vin
Une étincelle d’or éclate;
Un rayon de flamme écarlate
Brûle en son flot sombre et divin.

Comme dans l’oeil d’un vieux Sylvain
Qu’une Nymphe caresse et flatte,
Dans la pourpre de ce vieux Vin
Une étincelle d’or éclate.

Il ne coulera pas en vain!
A le voir mon coeur se dilate.
Il n’est pas de ceux qu’on frelate
Et je lirai comme un devin
Dans la pourpre de ce vieux Vin.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Poète et fin buveur
    ----------------------

    Banville apprécie le bon vin
    Et dans un texte le relate ;
    Son âme aussitôt se dilate
    Au rythme de l'accord divin.

    À ce rouge il met vint sur vingt,
    Dont le bon vigneron se flatte ;
    Banville apprécie le bon vin,
    À le boire on voit qu'il s'éclate.

    Chantez le vin, beaux écrivains :
    Tout celui que vous avalâtes
    Et dont savamment vous parlâtes,
    Car, je ne vous le dis en vain :
    Banville apprécie le bon vin.

Rédiger un commentaire

Théodore de BANVILLE

Portait de Théodore de BANVILLE

Etienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris, est un poète, dramaturge et critique français. Célèbre pour les « Odes funambulesques » et « les Exilés », il est surnommé « le poète du... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto