Poème 'Les Baisers' de Théodore de BANVILLE dans 'Améthystes'

Les Baisers

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Améthystes"

Plus de fois, dans tes bras charmants
Captif, j’ai béni mes prisons,
Que le ciel n’a de diamants ;
Et pour tes noires trahisons
J’ai versé plus de pleurs amers
Que n’en tient le gouffre des mers.

Mes chants ailés, je te les dois !
Plus haineuse que les bourreaux,
Mon cœur a saigné sous tes doigts ;
Mais que de fois, comme un héros
Qui vient de voler son trésor,
J’ai dormi sur tes cheveux d’or !

Tu m’as versé le vin du ciel !
Et mes maux seront pardonnés
A ton désœuvrement cruel,
Si les baisers que m’a donnés
Ta lèvre pareille à des fleurs
Sont aussi nombreux que mes pleurs.

Nice, février 1861.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS