Poème 'Les serres' de ATOS

Les serres

ATOS

Dans les serres aux adieux,
y a des bris de vers et des engrais vénéneux.
Les rigoles sont pleines et leurs parfums odieux.
La jachère étouffe les brûlots de la terre.
Sur les tables, des paupières de crabe reposent dans les bacs.
Un râteau rouille et reste en salle,
Un fer rouge entre les dents, il fait silence sur la dalle.
La résine des pendules détonne grassement sur le goudron.
Une bête à bon dieu s’écrase contre l’azur du vitrail.

Dans les serres aux adieux
y a des hivers trop frileux et des printemps oublieux.
Derrière les grilles de vers,
y a pas qu’ les pots qui restent en terre.

Y a pas d’ soleil sans un peu d’air.

Un jardin faut qu’ça crève les verrières,
faut qu’ ça s’échappe des serres,
et qu’ça cavale vite en arrière.

Des serres plantés en terre
ça te déchire plus d’une saison.

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