Poème 'Les hiboux' de Charles BAUDELAIRE dans 'Les Fleurs du Mal'

Les hiboux

Charles BAUDELAIRE
Recueil : "Les Fleurs du Mal"

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.

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JulienALBESSARD a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. 29-12-2012 pour J. N.
    *
    *
    Des pages d'un livre il s'abrite
    Dans son bureau si bien rangé.
    Le reste lui est étranger :
    Il lit, il écrit, il médite.
    *
    Ceux qui un beau jour détiendront
    Tous ses écrits mélancoliques
    Y trouveront un sens oblique
    Qu'à grand-peine ils établiront.
    *
    Il n'est pas de ceux qui enseignent,
    Encore moins de ceux qui craignent.
    Il vit presque sans mouvement,
    *
    Ce penseur, nuage qui passe,
    Récompense ni châtiment
    En son coeur ne trouvent de place.
    *

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