Poème 'Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne' de Charles BAUDELAIRE dans 'Les Fleurs du Mal'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Charles BAUDELAIRE > Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne

Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne

Charles BAUDELAIRE
Recueil : "Les Fleurs du Mal"

Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne,
Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,
Et t’aime d’autant plus, belle, que tu me fuis,
Et que tu me parais, ornement de mes nuits,
Plus ironiquement accumuler les lieues
Qui séparent mes bras des immensités bleues.

Je m’avance à l’attaque, et je grimpe aux assauts,
Comme après un cadavre un choeur de vermisseaux,
Et je chéris, ô bête implacable et cruelle !
Jusqu’à cette froideur par où tu m’es plus belle !

Poème préféré des membres

ecnaida a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS