Poème 'L’Ocelle' de Maninred

L’Ocelle

Maninred

Ocelle mirifique ointe à mille elixirs,
Graal tant convoité dans la nuit insolente,
Enflammée d’un drapeau hissé par le désir,
D’un calice de soifs et de quêtes brûlantes.

L’amant si doucereux aux arcanes de miel,
Convole à la sauvage embardée de la chair,
Renversant les mots dits sur le dais d’un autel,
Pour un plaisir distinct où l’amour devient cher.

Les faux airs cabotins s’effacent sous l’ivresse
Aguichée par l’ardeur de ce creuset vagal
Et la fougue enhardie supplante les caresses
Dans l’affront dispendieux d’un élan animal.

Lors de tes doigts soyeux comme pattes de chat,
Surgissent dans l’étreinte ongles telles des griffes,
S’accrochant sur ma peau fébrile galuchat
Soumis à la fureur d’un amour exclusif.

Et dans l’effervescence obtuse du plaisir
L’ocelle savoureuse atteint l’acmé d’un rêve
Captant par le pêché ce qu’on ne peut saisir
Le fruit de l’alchimie secrète de la sève.

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Commentaires

  1. Les mystères de la nature mêlés à ceux de la poésie
    Merci :)

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