Poème 'L’oeuvre noire' de ATOS

L’oeuvre noire

ATOS

L’haleine des brumes
insuffle, à ce jour, un autre chemin.
La nuit essuie sa bouche du revers de sa fièvre.
Ma palette de suie sèche dans mes mains.

Il fait matin.

Que d’autres le sachent :
En masse noire, ici, j’ai pactisé avec mon âme !
Que le diable s’en souvienne !
Qu’il aille, infâme, pleurer ailleurs son mal.
Je suis seul maître de l’étal.
A présent, la toile se révèle
Et m’extirpe de