Poème 'Nous n’irons plus au bois…' de Théodore de BANVILLE dans 'Les stalactites'

Nous n’irons plus au bois…

Théodore de BANVILLE
Recueil : "Les stalactites"

Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés.
Les Amours des bassins, les Naïades en groupe
Voient reluire au soleil en cristaux découpés
Les flots silencieux qui coulaient de leur coupe.
Les lauriers sont coupés, et le cerf aux abois
Tressaille au son du cor; nous n’irons plus au bois,
Où des enfants charmants riait la folle troupe
Sous les regards des lys aux pleurs du ciel trempés,
Voici l’herbe qu’on fauche et les lauriers qu’on coupe.
Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés.

Novembre 1845.

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Commentaires

  1. T'en souvient-il, c'était le temps des foins coupés ;
    Toi et moi, vers le soir, nous écartant du groupe,
    Avons avancé vers l'horizon découpé
    Des vertes plantations alors mises en coupe,
    J'entends les battements de nos coeurs aux abois
    Quand nous sommes entrés aux profondeurs des bois.
    Loin de nos compagnons, loin de la vaine troupe,
    Nous nous sommes étreints sur le sol détrempé.
    On entendait au loin le son du bois qu'on coupe ;
    Le sol était jonché de tas de bois coupé.

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