Poème 'Petit air (guerrier)' de Stéphane MALLARME

Petit air (guerrier)

Stéphane MALLARME

Ce me va hormis l’y taire
Que je sente du foyer
Un pantalon militaire
À ma jambe rougeoyer

L’invasion je la guette
Avec le vierge courroux
Tout juste de la baguette
Au gant blancs des tourlourous

Nue ou d’écorce tenace
Pas pour battre le Teuton
Mais comme une autre menace
À la fin que me veut-on

De trancher ras cette ortie
Folle de la sympathie.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Mallarmé, plein de mystère,
    Ta plume fait louvoyer
    La sémantique arbitraire
    Des mots que tu sais ployer.

    Le lecteur un sens y guette ;
    L'isotopie a des trous.
    Il faudrait, d'une baguette
    Désenchanter ces garous.

    Mais un traducteur tenace
    Trace des vers en béton
    Et de comprendre menace
    (Mais seulement, le peut-on ?)

    La version qu'il a sortie
    Est lumineuse, en partie.

  2. Je voulais savoir de quel recueil est issu ce poème? merci d'avance !

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS