Poème 'Petit air (guerrier)' de Stéphane MALLARME

Petit air (guerrier)

Stéphane MALLARME

Ce me va hormis l’y taire
Que je sente du foyer
Un pantalon militaire
À ma jambe rougeoyer

L’invasion je la guette
Avec le vierge courroux
Tout juste de la baguette
Au gant blancs des tourlourous

Nue ou d’écorce tenace
Pas pour battre le Teuton
Mais comme une autre menace
À la fin que me veut-on

De trancher ras cette ortie
Folle de la sympathie.

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Commentaires

  1. Mallarmé, plein de mystère,
    Ta plume fait louvoyer
    La sémantique arbitraire
    Des mots que tu sais ployer.

    Le lecteur un sens y guette ;
    L'isotopie a des trous.
    Il faudrait, d'une baguette
    Désenchanter ces garous.

    Mais un traducteur tenace
    Trace des vers en béton
    Et de comprendre menace
    (Mais seulement, le peut-on ?)

    La version qu'il a sortie
    Est lumineuse, en partie.

  2. Je voulais savoir de quel recueil est issu ce poème? merci d'avance !

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Stéphane MALLARME

Portait de Stéphane MALLARME

Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins (commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne) le 9 septembre 1898, est un poète français. Auteur d’une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l’initiateur, dans la seconde moitié du XIXe siècle,... [Lire la suite]

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