Poème 'Sérénade' de Claudel

Sérénade

Claudel

Le monde est troublé, confus et latent,
Chantons pour lui l’aubade à sa fenêtre ;
Qu’il danse la gaillarde pour renaître,
Il a perdu l’harmonie de son chant.

L’homme est grisâtre, ennuyeux et infâme,
Peignons sa soif d’un océan de bleu ;
Rougeoyons son cœur d’un soleil en feu,
Il a perdu les couleurs de son âme.

L’humanité est maussade et morose,
Parfumons de lavande son chemin ;
Qu’on épande sur elle le jasmin,
Elle a perdu le parfum de sa rose.

Tous droits réservés © Claude Lachapelle / octobre 2018

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