Poème 'Solitude' de Louisa SIEFERT dans 'Rayons perdus'

Solitude

Louisa SIEFERT
Recueil : "Rayons perdus"

Vous qui me plaignez, ne me plaignez plus,
Vous qui m’enviez, n’ayez pas d’envie,
Mon destin est tel que je le voulus,
Et Dieu fit sans moi mon cœur et ma vie.

J’ai su découvrir la sérénité
Dans le triste fond des plus tristes choses,
Et me rapprocher de la vérité
Assez près pour voir l’effet et les causes.

Maintenant je vais, le front haut et fier,
Les deux bras croisés sur mon cœur qui saigne,
Sans plus redouter aujourd’hui qu’hier
Les fatals secrets que la vie enseigne.

Vous qui me plaignez, vos plus grands plaisirs
N’ont pour moi qu’ennui, vide et lassitude ;
Vous qui m’enviez, vos plus chers désirs
Sont-ils tous bornés à la solitude ?


Septembre 18…

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Commentaires

  1. Quand le vaisseau lunaire a pris trop d'altitude,
    Quand il s'est enfui loin des grands flots écumants,
    L'océan à grands flots pleure sa solitude,
    Et de ses basses eaux il marque son tourment.

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Louisa SIEFERT

Portait de Louisa SIEFERT

Louisa Siefert, née à Lyon le 1er avril 1845 et morte à Pau le 21 octobre 1877, est une poétesse française. Issue d’une famille protestante établie à Lyon, elle reçoit une éducation religieuse. Son père était originaire de Prusse et sa mère du canton de Thurgovie en Suisse. Son premier recueil de poèmes,... [Lire la suite]

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