Poème 'Air de biniou' de Jules LAFORGUE dans 'Des Fleurs de bonne volonté'

Air de biniou

Jules LAFORGUE
Recueil : "Des Fleurs de bonne volonté"

Non, non, ma pauvre cornemuse,
Ta complainte est pas si oiseuse ;
Et Tout est bien une méprise,
Et l’on peut la trouver mauvaise ;

Et la Nature est une épouse
Qui nous carambole d’extases,
Et puis, nous occit, peu courtoise,
Dès qu’on se permet une pause.

Eh bien ! qu’elle en prenne à son aise,
Et que tout fonctionne à sa guise !
Nous, nous entretiendrons les Muses.
Les neuf immortelles Glaneuses !

(Oh ! pourrions-nous pas, par nos phrases,
Si bien lui retourner les choses,
Que cette marâtre jalouse
N’ait plus sur nos rentes de prise?)

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Commentaires

  1. Rimes barbares
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    Jules Laforgue s'aventure
    En des dissonances majeures ;
    Au long du chant, ça devient pire,
    On ne sait ce qu'on en peut faire.

    Les rimes étranges qui courent
    Au long du texte sont barbares ;
    Le barde, en contant cette histoire,
    Une absurde harmonie instaure.

    Laforgue, rimeur débonnaire,
    Tu parviens à me faire rire ;
    Car je sais que ton âme est pure
    Et pourtant jamais ne s'apeure.

    Je t'imagine, à la guitare,
    Accompagnant tes mots sonores
    D'accords qui sobrement concourent
    Au chant que la Muse t'inspire.

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