Poème 'Chambre garnie' de Louis ARAGON dans 'Feu de joie'

Chambre garnie

Louis ARAGON
Recueil : "Feu de joie"

A l’hôtel de l’Univers et de l’Aveyron
le Métropolitain passe par la fenêtre
La fille aux-yeux-de-sol m’y rejoindra peut-être
Mon cœur
que lui dirons-nous quand nous la verrons
Compte les fleurs ma chère
compte les fleurs du mur
Mon cœur est en jachères
Attention
L’escalier est peu sûr
Que n’es-tu la vachère
qui mène les amants en Mésopotamie

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Auberge d'autrefois
    -------------------------

    Par la fenêtre passe un carrosse volant ;
    Le scribe voit la fée en descendre, subtile,
    Pour venir partager son séjour indolent.

    Cette auberge est modeste et fort loin de la ville ;
    Le patron au client parle l'aveyronnais,
    Même quand c'est un gars qui nul mot n'en connaît.

    D'ailleurs les seuls clients du lieu sont ceux qui volent :
    Si l'on prend l'escalier, toujours il dégringole.

Rédiger un commentaire

Louis ARAGON

Portait de Louis ARAGON

Louis Aragon est un poète, romancier, journaliste et essayiste français, né le 3 octobre 1897 à Neuilly-sur-Seine et mort le 24 décembre 1982 à Paris. Il est également connu pour son engagement et son soutien au Parti communiste français de 1930 jusqu’à sa mort. Avec André Breton, Paul Éluard, Philippe Soupault, il fut... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto