Poème 'Denise disait aux merveilles' de Paul ÉLUARD dans 'Mourir de ne pas mourir'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Paul ÉLUARD > Denise disait aux merveilles

Denise disait aux merveilles

Paul ÉLUARD
Recueil : "Mourir de ne pas mourir"

Le soir traînait des hirondelles. Les hiboux
Partageaient le soleil et pesaient sur la terre
Comme les pas jamais lassés d’un solitaire
Plus pâle que nature et dormant tout debout.

Le soir trainait des armes blanches sur nos têtes.
Le courage brûlait les femmes parmi nous,
Elles pleuraient, elles criaient comme des bêtes,
Les homme inquiets s’étaient mis à genoux.

Le soir, un rien, une hirondelle qui dépasse,
Très peu de vent, les feuilles qui ne tombent plus,
Un beau détail, un sortilège sans vertus,
Pour un regard qui n’a jamais compris l’espace.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2022 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS